Une balade en Haute-Savoie

Nous sommes le vendredi 24 août 2018, il est 21h et après une semaine de travail de 5h à 13 h, je prends pour la route pour une semaine de vacances chez mon amie Nine en Haute-Savoie. Je connaissais les Alpes sous la neige pour avoir dévalé les pistes de plusieurs stations, mais je n’avais jamais vu ce paysage sans son doux manteau blanc. Nine sera ma guide, dans cette région qu’elle connaît comme sa poche.

Après une longue nuit et une courte pause sur l’autoroute, je dépose un à un mes covoitureurs. Le jour commence à se lever sur les montagnes et j’aperçois au loin le sommet du Mont-Blanc qui se dessine, le spectacle est déjà grandiose. Le simple fait de voir les montagnes me donne le coup de fouet suffisant pour terminer les quelques kilomètres qui me sépare du chalet de Nine.

Boygenius – Souvenir

Voilà, j’y suis ! Après une journée de repos plutôt mérité, à travailler nos différentes rando et à manger du fromage (ouh les gourmandes), nous partons en vadrouille. Direction Saint-Gervais-les-Bains pour prendre le tramway au départ du Fayet à 584m, jusqu’au Nid d’aigle à 2372m.

A l’origine, le TMB (Tramway du Mont-Blanc) devait permettre d’atteindre le sommet du Mont-Blanc en creusant un long tunnel d’accès …. La difficulté du projet, le coût faramineux des travaux et l’arrivée de la première guerre mondiale, y mirent un terme.

Notre tramway se nomme Marie, mais pourquoi ?

Dans les années 50, le TMB avait pour directeur Pierre Noury. Ce chef d’entreprise avait huit enfants, Thomas, Marie, Dominique, Anne, Jeanne, Marguerite-Marie, Ambroise et Jérôme. Les usages ferroviaires, et ça n’a pas changé, veulent que les trains portent des numéros.

Pierre Noury va révolutionner ce principe en 1957. Quand la première motrice arrive en janvier, il décide de lui donner le prénom de sa première fille, Marie. Quand la seconde fit son entrée en gare en avril, il n’eut pas le choix : Anne lui avait déjà bien fait comprendre qu’elle aussi aurait le même privilège que son aînée. Quant à la troisième, livrée en juin, Jeanne n’eut rien à dire, elle porterait son prénom. Marguerite n’a pas eu la chance de voir son prénom en lettres d’or surune motrice, car son père n’avait pas les finances pour une quatrième.

Nous sommes arrivées à notre terminus. Le spectacle est déjà dingue. Les nuages vont et viennent autour de nous et nous envoutent.
La plupart des gens s’en vont vers le Bionnassay pour admirer le glacier de près, quant à nous, nous suivons les cordées d’alpinistes. Ils iront jusqu’au refuge du Goûter avant d’entamer leur ascension du Mont-Blanc, nous les quitterons à la cabane de Ronge.
Pour cette randonnée, nous n’avons pas besoin d’un équipement particulier, hormis de bonnes chaussures pour la montagne, une veste pour se couvrir rapidement lorsque les nuages reviennent et des lunettes de soleil adaptées.

Etre au-dessus des nuages, quelle sensation magnifique… Nous ressentons une telle gratitude pour l’univers.

Aujourd’hui on se lève tôt ! Nous allons voir le Mont-Blanc au petit matin. Direction le plateau d’Assy pour faire le col d’Anterne entre le massis des Fiz et de Faucigny. Là encore et toujours un spectacle fou, je ne me lasserai jamais de voir ces montagnes. Nous avons envie de nous arrêter toutes les 10 secondes pour admirer la vue. Nous avons mis toute la journée pour faire cette rando (6h il me semble) en comptant les pauses goûter, la pause du midi, la baignade dans le lac (imprévue…) pour moi et surtout la descente par les chaînes et escaliers qui nous ont valu de sacrés fou rire et qui nous ont bien ralentis.

J’ai hâte de retrouver les montagnes, la Haute-Savoie et toute l’atmosphère qui s’en dégage. Ce sera chose faite le 30 mai 2019 puisque cette année, nous avons organisé notre deuxième édition de The French Outdoor dans la réserve naturelle de Sixte-Fer-à-Cheval.

 

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